Aujourd’hui une exposition lui est consacrée, pas très loin, à l’Hôtel de Ville

Rétrospective consacrée au monstre sacré du design. L’œuvre de cette diva de 85 printemps, ambassadrice du « style à la française » sera présentée à travers des rééditions de mobilier, reconstitutions de lieux, ou encore son légendaire piano « Voie lactée » …. Une expo gratuite à découvrir à l’Hôtel de Ville du 10 novembre 2010 au 26 février 2011.

Andrée Putman par Olivia Putman
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En 2005, Guerlain désigne le Studio Putman pour revoir l’aménagement de son espace historique, sur les Champs-Élysées. Le lieu est classé. Il abrite notamment des lustres de Diego Giacommetti. « J’ai cherché à préserver quelque chose de désuet, ce qui me paraît moderne. Mais ça m’a valu des remarques telles que: « Vous n’avez pas encore compris ce que vous aimiez puisque vous gardez des choses à l’ancienne dans le neuf ». Je trouve ça effrayant comme limite de penser qu’il faut la date de chaque chose pour voir si elles vont ensemble. »

Tout près, 8, rue de Berri, c’est le restaurant Lô Sushi

Source Wikipédia

1978. Andrée Putman crée Écart, première agence à laquelle succédera vingt ans plus tard, le Studio Andrée Putman, à Paris. « Je suis ahurie de cette magnifique chance que j’ai d’avoir gardé la liberté, de ne pas avoir été la petite chérie de l’establishment, d’avoir échappé à l’abrutissement des récompenses et des honneurs », explique-t-elle pour justifier son parcours, hors norme. Inclassable par la diversité des expériences mais aussi par l’énergie, la longévité de sa créativité. Car c’est à 53 ans qu’Andrée Putman entamera véritablement la carrière qui l’a fait connaître de New York à Hong Kong.

Une esthétique désencombrée [modifier]

En matière d’agencement d’espace, d’architecture d’intérieur, Andrée Putman a travaillé pour des hôtels, des boutiques, des bureaux, des particuliers. À chaque fois on retrouve cette espèce d’esthétique désencombrée, de façon de ne pas vouloir dénaturer un lieu au point d’en révéler l’ossature, d’en mettre à nu les matériaux pour jouer de l’immatériel, des perspectives, des matières et des effets de lumière. On peut lire dans ses créations, tout ce qui fait sa personnalité : la volonté de casser les barrières, de réconcilier ce que les convenances ont banni, la volonté d’alléger la vie des autres, d’y apporter de la fantaisie sans jamais se laisser aller à la facilité.

« Les lieux bourrés, suffoquant de richesse, d’effets, de scintillements me sont insupportables. C’est en réaction au plein que je joue avec la lumière. J’aime revoir l’espace tel qu’il m’est livré, dans toute sa nudité. » Pour éviter les objets lumineux trop visibles, pour jouer avec poésie des contraintes, Andrée Putman a par exemple transformé un escalier : dessiné sur le modèle d’un collier qu’elle chérit, il est devenu entre ses mains une spectaculaire source lumineuse, sans bien sûr qu’aucun fil ou ampoule n’apparaissent (Gildo Pastor Center, Monte Carlo, 1996). La lumière lui permet de facéties : elle inverse les vides et les pleins, raccourci ou allonge l’espace, fait varier les couleurs intérieures en fonction de la lumière changeante du soleil… elle truque la réalité. Ainsi, dans l’immense espace vide du hall d’entrée d’un Sheraton (Aéroport Charles de Gaulle, 1996), une sorte de wagon de verre, improbable, strié de toute part, énorme nacelle lumineuse se dédoublant par réfléchissement sur le marbre du sol, structure l’espace, masque les ascenseurs et dissimule les locaux techniques.